Parfums & Bien-être SPECIAL ASIE

25
nov.

Info voyage au Cambodge

Dans Voyage, 351 lectures

Infos issues de Mandarin Road Voyages

Histoire:

Le nom du Cambodge est dérivé du mot Kambuja qui signifie les fils de Kambu. Selon une légende, Kambu, un ascète, épousa une nymphe céleste du nom de Mera et fonda le Royaume de Chenla.

Le royaume voisin de Funan, premier état d’Asie du Sud-Est devenu Indien suite à un mariage royal, conquit le royaume de Chenla pendant le 6e siècle. Cette conquête fut à l’origine du grand et fameux empire khmer. Au début du 9ème siècle, le roi Jayavarman II proclama l’indépendance de son peuple par rapport aux Javanais qui pendant plusieurs siècles ne prirent pas au sérieux les épisodes de conquête du royaume Funan- Chenla à l’origine de la fondation de l’empire khmer à Angkor. Il se fit alors déclarer Devaraja ou Dieu-Roi. Ce phénomène fut par la suite souvent adopté par plusieurs générations de dirigeants Khmers qui s’identifièrent alors à Shiva, l’une des divinités les plus importantes de la religion hindoue.

 

Chaque successeur du trône royal essaya alors de surpasser ces prédécesseurs par la construction de temples tous les plus impressionnants les uns que les autres qu’ils firent dédier à leurs propres personnes. Le roi Indravarna, (877-889) est connu pour avoir édifier les plus anciens temples d’Angkor, à savoir ceux du groupe Rolous.Les 150 années qui suivirent virent la croissance inégalée de ce royaume qui atteint son point le plus haut avec le roi Suryavarnam I qui réussit à étendre son royaume jusqu’à la Thaïlande et au Laos au Sud. C’est également sous son règne que fut adopté le bouddhisme mahayana au Cambodge bien que le culte royal hindou continua.

Peu après sa mort en 1050, le royaume tomba cependant dans le désordre et des querelles internes éclatèrent quand une série de dirigeants inefficaces tentèrent de prendre le pouvoir. Le royaume voisin des Cham (originaire de l’actuel Vietnam) saisit cette occasion pour envahir le pays et prendre possession de la capitale. La conquête des Chams fut hélas de courte durée et en l’espace de 50 ans l’empire khmer atteint son zénith sous le règne de Suryavarnam II, aujourd’hui considéré comme le plus grand des Devarajas il entreprit la construction de l’inégalable temple Angkor Vat. Son règne vit aussi la floraison d’arts divers et le royaume s’étendit alors pour inclure la plus grande partie de la Thailande, le Laos, le Sud du Vietnam et la péninsule malaise. Les Chams revinrent à la charge d’Angkor en 1177, 25 ans seulement après l’achèvement de Angkor Vat. En 1181 ; le roi Jayavarnam VII contre attaqua les Chams en saisissant leur capitale, Vijiva et en les éliminant définitivement de la région. Jayavarnam VII entreprit alors le programme d’édification le plus audacieux d’Angkor avec la création de la ville fortifiée de Angkor Thom, qui signifie littéralement –la Grande Cité-. Bayon caractérisé par ses nombreuses sculptures de têtes géantes, représente le monument principal de cette Grande Cité.

Après sa mort en 1218, l’empire tomba en désuétude pendant les 200 années qui suivirent son règne. En 1315 puis en 1431 les Thais envahirent la cité de Angkor. Celle-ci fut alors complètement abandonnée quand la cours royale déménagea vers Phnom Penh. Les Khmers ne purent retrouver leur éclat à Phnom Penh durant les 400 ans qui suivirent et le pays se vit alors réduire à une simple puissance. Ce fut alors au tour des Thais puis des Vietnamiens de décider de la destinée du Cambodge par la suite. Quand les Thaïs cherchèrent à menacer les Khmers, ces derniers formèrent une alliance avec les Vietnamiens souvent par le moyen d’arrangements de mariage royaux et vice versa. Quand les Vietnamiens contrôlèrent le delta du Mékong à la fin du 18e siècle, Phnom Penh fut pratiquement coupée de la mer et devint le champ de bataille entre les Thaïs et les Viets dans les années 1840. Ceci incita les Français à venir en aide aux Khmers à la demande du roi Norodom. Cet acte évita au Cambodge d’être séparé en deux par Siam et le Vietnam, mais ceci eu aussi pour conséquence en 1884, que le Cambodge, avec le Laos et le Vietnam devint partie intégrante de l’Union Indochinoise.

La création de vastes plantations de caoutchouc assura au pays que la population soit employée mais à des conditions précaires. L’occupation japonaise en 1942 ne fit que mettre encore plus en avant une position fragile de la France dans la région et en mars 1945 les forces japonaises évincèrent l’administration coloniale et persuadèrent le roi Sihanouk de proclamer l’indépendance.

Toutefois, tout comme au Vietnam, les Français ne baissèrent pas les bras pour autant et quand les Japonais quittèrent le Cambodge en août 1945 ils revinrent au pays avec des troupes militaires et firent dissoudre la monarchie en 1946, gardant le roi au poste titulaire de chef d’Etat.

Les années 50 marquèrent la fin de l’époque coloniale en Indochine. Le 9 novembre 1953, la France accepta l’indépendance du Cambodge et le roi Sihanouk retourna de son exile imposé pour régner à nouveau, cette fois en tant que leader politique et non en tant que monarque. Pendant les 15 années qui suivirent Sihanouk réussit à maintenir le Cambodge à l’écart du conflit du Vietnam. Cependant il finit par céder et par s’allier aux communistes du Nord et permit au sentier d’Ho Chi Minh d’emprunter le territoire du Cambodge pour faire passer des armes et des hommes vers le Sud du Vietnam. Ceci le rendit extrêmement impopulaire auprès des Américains qui auparavant avaient soutenu le pays financièrement très généreusement. Cette alliance avec les communistes déclencha l’éjection de Sihanouk en 1970 qui fut remplacé par son ancien commandant en chef, le Général Lon Nol.

Après le départ de Sihanouk, les Etats-Unis annoncèrent leur intention d’intervenir dans les affaires du pays pour aider à la mise en place d’un nouveau régime. Leur objectif était de stopper les armes avant qu’elles atteignent le Sud du Vietnam à partir du port de Sihanoukville. En réalité, les Américains étaient déjà actifs et opéraient déjà clandestinement sur le terrain, menant ce que les journalistes qualifièrent à l’époque des “actions parallèles”. Celles-ci se concrétisaient par des bombardements au sol dans les Zones rurales du pays contrôlées par les communistes. Ces actions eurent pour effet de provoquer le ressentiment à la fois de la population rurale et des guérilleros communistes envers non seulement les Américains mais aussi envers la population cambodgienne des villes et les élites du pays. Ce ressentiment pour les classes sociales plus élevées des villes, entrainèrent des conséquences tragiques et dramatiques pour l’ensemble du pays quand les Khmers Rouges prirent le pouvoir en 1975. Les Khmers Rouges -terme qui fut d’abord employé par le prince Sihanouk- étaient une armée guérilla communiste qui au départ était soutenue par les Chinois et étaient du côté de l’Union Nationale Pour le Cambodge de Sihanouk.

En 1973, quand les Américains cessèrent les bombardements, les Khmers rouges contrôlaient près de 60% du pays, surtout les régions rurales. Jusqu’en 1975, ils firent tout leur possible pour nuire et détruire le parti de Lon Nol. Le 1er avril 1975, ce dernier fuit le pays et deux semaines plus tard, les Khmers Rouges, victorieux, marchèrent dans Phnom Penh pour déclarer La Démocratie Kampuchea. Leur dirigeant, Pol Pot, avait pour idéal de créer une société marxiste agraire.

Une de ses premières mesures fut de forcer la population des villes à s’établir dans les campagnes et zones rurales pour y travailler dans des camps. Cette notion de repartir à zéro fut connue sous le nom de Year Zero ou Année Zéro. Les quatre années qui suivirent, furent marquées par le règne de la terreur, et on estime que entre 1 million et 1,7 millions d’individus, enfants et vieillards inclus, trouvèrent la mort durant cette période. Ces chiffres sont d’autant plus terrifiants que la population du pays en 1975 ne dépassait pas les 7 millions d’habitants. La nourriture se fit rare, et ceci fut en grande partie dû aux mauvaises techniques de management des fermes collectives. Les Khmers Rouges utilisèrent la terreur comme moyen de contrôle et les gens pouvaient être exécutés pour le moindre faux pas. Plusieurs personnes périrent aussi à cause de la famine et du paludisme et d’autres périrent d’épuisement dans les camps de travaux forcés. Un véritable génocide fut pratiqué envers la classe moyenne et les intellectuels, considérés par les Khmers Rouges comme les ennemis naturels des paysans, héros de cette nouvelle nation.

Le jour de Noël en 1978, 120 000 Vietnamiens pénétrèrent le Cambodge pour dissoudre le Régime des khmers Rouges et le 7 janvier, Phnom Penh fut libérée des Khmers Rouges. Malheureusement cette libération entraîna l’arrivée au pouvoir de nouveaux chefs autocratiques. Par ailleurs le pays du alors faire face à un nouveau problème : celui de s’occuper des réfugiés et des populations déplacées et déracinées sous le régime de Pol Pot. Les grandes puissances durent choisir leur camp: la Chine continua de soutenir le groupuscule des Khmers Rouges et les Soviétiques s’allièrent aux Vietnamiens. Ce n’est qu’en 1989 que le Vietnam laissa le président Heng Samrin et le peuple cambodgien décider de leur sort par eux-mêmes. Pendant la dernière décennie le Cambodge connut toute une série de guerres civiles pour ensuite retrouver un système de monarchie. Les Nations Unie supervisèrent les premières élections démocratiques du pays, ce qui redonna espoir à la nation de sortir lentement mais sûrement de la période noire des années 70 et de commencer à reconstruire le pays.

Climat et Géographie

Le Cambodge touche la Thaïlande au Nord et à l’Ouest, le Laos au Nord; le Vietnam à l’Est et possède un accès à la mer sur le Golfe de Thaïlande au Sud. La topographie du pays est marquée par le fleuve Mékong et le fleuve Tonle Sap, qui traversent le pays. Le Mékong prenant sa source au Tibet traverse le Cambodge sur 486 km avant de se déverser dans la Mer de Chine en passant par le Vietnam. A Phnom Penh il se divise en deux et forme la rivière supérieure (Tien Giang en vietnamien) et la rivière inférieure (Hau Giang). Les importants dépôts de sédiments provoqués par les inondations régulières durant la saison des pluies a fait de cette région une région très fertile pour l’agriculture. La plupart des rivières et ruisseaux du Cambodge se déversent dans le bassin du Mékong et du Tonle Sap. Le Tonle Sap est relié au Mékong à Phnom Penh par un canal long de 100 km. Entre les mois de mai et d’octobre, saison des pluies, le niveau des eaux du Mékong augmente de manière à dépasser le niveau du Tonle Sap et le Mékong s’écoule alors vers le Nord-Ouest dans le lac Tonle Sap.

Pendant cette période le Tonle Sap passe d’une capacité de 3000 km carrés à plus de 7500 km carrés, et attend une profondeur de 10 mètres. Pendant la saison sèche, le niveau du Mékong redescend et c’est alors au tour du Tonle Sap de se déverser vers le Mékong. Ce phénomène unique fait du Tonle Sap le plus grand lac/fleuve d’Asie et une des plus importantes sources d’eau vive et de poissons d’Asie.

La grande majorité des Cambodgiens vivent dans la partie centrale du pays, autour du Tonle Sap et au niveau du delta supérieur du Mékong. Le pays est principalement composé de plaines ne dépassant pas 100 mètres d’altitude par rapport au niveau de la mer. Les régions surélevées se situent dans le Sud-Ouest du Pays entre le golfe de Thailande et le lac Tonle Sap. Vous trouverez la plus haute montagne du pays, le Phnom Aoral (1813 m) dans la province de Pursat. Au Nord-Est se trouvent des hauts plateaux couverts d’une végétation tropicale dense. Cette zone s’étend jusqu’au Vietnam et au Laos. Le calendrier agricole des Cambodgiens est affecté par deux moussons annuelles. De Novembre à Février la bassin du Mékong et du Tonle Sap.

Le Tonle Sap est relié au Mékong à Phnom Penh par un canal long de 100 km. Entre les mois de mai et d’octobre, saison des pluies, le niveau mousson du Nord-Est apporte un climat sec et moins chaud, tan dis que la mousson du Sud-Ouest apporte 80% des précipitations du pays entre les mois de mai et d’octobre. Les températures maximales journalières vont de 20 degrés en janvier à 40 degrés

Nom:

Royauté du Cambodge

Surface:

181.035 km carrés

Population:

11.426.223

Capitale:

Phnom Penh

Groupes ethniques:

Khmers (96%). Les principales minorités du Cambodge sont les Vietnamiens, les Chams, les Chinois, les Tumpoun, les Kreung, les Krak Chrok, les Kavet, les Brao et les Jorai.

Religion:

Le Bouddhisme Theravada est devenu la religion officielle nationale en 1975. Les autres religions du pays sont principalement l’Indouisme, l’Islam (5%) et le caodaïsme vietnamien.

Langue officielle:

Khmer.

Monnaie:

Riel.

Visa.

Obtenir un visa au Cambodge aujourd’hui est devenu une procédure très simple et rapide. Les visiteurs entrant le pays par avion pourront obtenir leur visa d’une validité d’un mois directement à leur arrivée à l’aéroport Pochentong de Phnom Penh et à celui de Siem Reap. Pour les visiteurs arrivant par la route, en provenance de Thaïlande via Poi Pet, province du Banteay Meanchey ou en provenance de la province de Kok Kong, il est conseillé de se procurer un visa à l’avance.

Lire la suite ici sur Mandarin Road Voyages

  Lire la suite »

 
19
nov.

Les différentes habitudes alimentaires du vaste Empire du Milieu

Dans Home, 931 lectures

En réalité, il n'existe pas une alimentation chinoise définie et unique, car la Chine couvre un territoire immense où les conditions climatiques et les ressources naturelles sont différentes d'une région à l'autre. S'ajoutent à ces disparités physiques, des différences culturelles puisque la population chinoise compte en fait 56 groupes ethniques.


L'ethnie la plus représentée (93% du peuple chinois), qui est la plus connue et la plus influente, est celle des Han, et les 55 autres sont des minorités ethniques. Tous ces peuples sont considérés comme égaux, depuis Sun YiXian (Sun Yat-Sen), leader révolutionnaire chinois.
Du fait de leur histoire ancienne et des distances qui séparent les régions, chaque peuple a conservé son propre mode de vie, et même au sein du groupe Han existent des modes de vie différents.

En ce qui concerne les habitudes alimentaires du peuple chinois, certains étant des agriculteurs, d'autres des bergers nomades, d'autres encore mi fermiers et mi bergers, diverses habitudes alimentaires ont nécessairement été adoptées.
Nous nous intéresserons ici à 13 groupes ethniques : le peuple Han, le peuple Kazakh, le peuple Uighur, le peuple Mongol, le peuple Coréen, le peuple Yugur, le peuple Dai, le peuple Dong, le peuple Pumi, le peuple Lisu, le peuple Lahu, le peuple Oroqen, et le peuple Hezhen.

Les Han qui vivent au sud du pays, accordent une grande importance au riz, tandis que ceux du nord privilégient le blé, ou consomment aussi bien du riz que du blé.
Les habitants des zones rurales ont une alimentation quotidienne très simple. D'ordinaire, ils ne mangent ni poisson ni viande, mais des plats de légumes et des produits à base de légumineuses, ne consommant viande et poisson qu'au moment de la fête du nouvel An.
Les citadins ont une alimentation très différente. La viande et le poisson sont beaucoup plus présents et les personnes les plus aisées mangent et boivent davantage.
En raison du développement économique de ces dernières années et des moyens de transports plus faciles, de nombreux restaurants proposent dans les villes des mets aux couleurs locales originelles de nombreuses régions.
Ce qu'on ne pouvait manger que rarement autrefois, est désormais facile à se procurer.

Les Kazakh, groupe ethnique du nord-ouest de la Chine et de l'ancienne URSS, consomment principalement de la viande de boeuf, de mouton et de cheval.
Les deux préparations alimentaires qu'ils mangent le plus volontiers sont les suivantes :
- le "jin te", se compose de crème mélangée à une viande jeune, présenté dans du boyau de cheval, et cuit à la vapeur ;
- le "na ren", qui est fait de viande coupée en morceaux, mélangée à des oignons et des épices, cuits ensemble à la vapeur.
Ils ont également des aliments faciles à transporter : il s'agit de millet ou de blé sauté, le "keke", ainsi que de lait fermenté et séché au soleil, qui porte le nom de "nai geda".
Par ailleurs, en automne, ils consomment de la viande de cheval, de boeuf et de mouton, fumée et salée.
Ils mangent très peu de légumes.

Les Mongols appellent les produits à base de lait "cha gan yi de", c'est-à-dire la nourriture blanche, les produits purs.
Parmi ces produits on trouve le lait de soja, le yaourt de soja, le fromage etc.
Le lait intervient également dans la fabrication des boissons comme le lait frais, le koumiss (lait de jument fermenté, légèrement alcoolisé et un peu acide), le yogourt, le vin de lait de jument, le vin de lait de vache, etc.
Quand ils reçoivent des invités, en premier, ils leur présentent toujours respectueusement des produits laitiers.
Au moment de la fête du nouvel an ou d'autres festivités, ou lors de joyeux banquets, l'hôte présente à son invité un plat, en le tenant des deux mains, sur lequel se trouve du lait de soja ou de la peau de lait, afin que l'invité le goûte.
Et lorsque les proches partent faire un long voyage, on utilise les produits laitiers pour leur souhaiter un bon voyage.
Pour l'anniversaire ou le mariage des jeunes gens, les plus âgés leur offrent du lait frais pour leur donner leur bénédiction.
Ils nomment les plats à base de viande "wu lan yi de", ou nourriture rouge, parce qu'il s'agit de produits de couleur rouge.
La matière première des produits rouges est avant tout la viande de boeuf et de mouton, et en second lieu, la viande de chèvre et celle de chameau, alors que la viande de cheval est très peu voire pas du tout consommée.
La façon de manger la plus courante est de manger la viande à la main, sans ajouter de sel ni d'assaisonnement, cuite brièvement dans son jus.
Ils mangent également le mouton rôti, en ragoût ou encore sauté. Le mouton est servi lorsqu'ils reçoivent des invités de marque ou lors de cérémonies importantes.

Les Coréens mangent essentiellement du riz blanc, et dans les régions montagneuses, ils consomment également du maïs et du millet.
Ils aiment manger le riz cuit et les nouilles froides, ce qui est piquant et acide, mangent chaque jour une soupe épaisse, et apprécient la viande de chien et de porc, ainsi que les légumes conservés en saumure.
A la base de la soupe froide aux nouilles sont utilisés le bouillon de boeuf ou de poulet. Quelquefois ils y ajoutent également de la viande et des légumes en saumure.
Les ingrédients sont la viande de boeuf, la viande de porc, la viande de poulet, la pomme, la poire, les oeufs, les légumes en saumure, les graines de sésame, le piment en poudre, la sauce soja, le vinaigre, l'huile de sésame.

Les Yugur, minorité ethnique de Gansu, ont une seule habitude alimentaire : soit ils consomment trois thés et un plat de céréales, soit deux thés et un plat de céréales.
Le repas à base de céréales est pris en commun, en fin de journée, au retour des pâturages.
Il est composé essentiellement de riz ou de nouilles, et les aliments non féculents qui l'accompagnent sont du lait ou de la viande, tandis qu'ils ne mangent généralement pas de légumes frais, sauf en automne où ils peuvent ramasser des champignons frais.
Une fois que le plat de céréales est prêt, ils ajoutent dans le riz ou dans les nouilles une pincée de sucre mélangé avec une cuillerée de beurre, ce qui est un plat de premier choix.
Ils ont une préparation à base de viande de mouton qui est particulière : après l'abattage du mouton, ils coupent en petits morceaux la viande des parties osseuses qu'ils font cuire, puis ils ajoutent les morceaux de viande du cou et du dos, l'assaisonnement, ajoutent des nouilles cuites et présentent l'ensemble dans du boyau, pour cette préparation appelée "rou chang", c'est-à-dire boyau de viande.
Par ailleurs, les abats (foie, poumons,...) sont coupés en morceaux, mélangés avec des nouilles cuites, assaisonnés d'ail et d'oignon, et roulés dans les tripes pour faire un certain nombre de rouleaux, qui portent le nom de "zhi guo gan".
Après cuisson, le "rou chang" et les "zhi guo gan" sont émincés et trempés dans une sauce de vinaigre et d'ail.
Tout le monde mange avec les mains.

Les Dai, du Yunnan, mangent essentiellement du riz glutineux poli, cuit à la vapeur.
Avant d'être cuit à la vapeur, le riz glutineux est d'abord mis à tremper durant 6 ou 7 heures.
A mi cuisson, on ouvre le cuiseur vapeur pour ajouter de l'eau, puis on poursuit la cuisson à couvert, jusqu'à ce que le riz soit juste assez tendre pour être mangé.
Les aliments non féculents qui accompagnent le riz sont en premier lieu la viande de porc, en second lieu la viande de boeuf. Le poulet, le canard et l'oie sont également des aliments courants.
Comme ils n'élèvent pas de moutons, ils ne mangent pas de viande de mouton.
Ils apprécient plusieurs plats de viande, en friture ou en ragoût, tandis qu'ils la préparent très rarement en sauté.
Les plats de légumes sont variés. Il y a en particulier les coeurs de palmiers et les feuilles de plantain.
Ils consomment également du chou chinois saumuré fabriqué d'une manière unique : tout d'abord, on fait sécher au soleil le légume, puis on le fait cuire à l'eau, puis on ajoute du jus de papaye, ce qui acidifie l'aliment, puis on le laisse sécher au soleil.
On en ajoute un peu dans l'eau de cuisson des légumes ou dans la soupe afin de l'acidifier.

Les Dong accordent eux aussi une place de choix au riz glutineux poli. Mais le mode de cuisson à la vapeur diffère de celui des Dai :
à mi-cuisson, ils n'ajoutent pas d'eau, mais incorporent après cuisson du jus de melon blanc, afin de garder le riz tendre et délicat.
Qu'ils travaillent dans la montagne ou soient à la maison, chaque jour ils prennent trois repas.
Avec le riz, ils prennent d'autres choses : les jours de fête, ils utilisent du poulet et du canard, et préparent un gruau de riz à la viande, auquel ils ajoutent de l'oignon vert émincé, de la menthe poivrée et autres aromates. Lorsqu'ils passent à table, ils boivent d'abord un bol de ce gruau comme apéritif.
Du riz glutineux et le sang de poulet ou de canard sont mélangés et cuits ensembles, puis coupés en petits morceaux, et sautés dans de l'huile de sésame.
Quand ils abattent un cochon, ils mélangent du riz glutineux au sang de l'animal, ajoutent divers épices, en remplissent les boyaux et les font cuire à l'eau ; cette préparation s'appelle "zhu bang", littéralement les bâtons de cochon.
Par ailleurs, les Dong aiment particulièrement les aliments de saveur acide.
Ils fabriquent plusieurs sortes d'aliments en salaison pour accompagner le riz glutineux, car la salaison permet d'augmenter la durée de conservation des aliments.

Les Pumi, minorité ethnique du Yunnan, mangent surtout du maïs, généralement moulu en farine, qu'ils mélangent avec de l'eau chaude pour fabriquer des galettes, sortes de tortillas de maïs, ou crêpes de maïs, qu'ils font cuire au four et mangent avec des légumes.
Ils peuvent aussi les accompagner de miel ou de thé au beurre.
Ils préparent un plat nommé "viande grasse de cochon", d'une façon particulière : après avoir vidé l'animal, ils en salent et épicent l'intérieur avant de le recoudre et de le laisser sécher au vent, tel quel.
Parce qu'il ressemble à un instrument de musique nommé pipa (sorte de luth), on appelle souvent ce plat "pipa rou", c'est-à-dire "viande de pipa".
Les Pumi aiment beaucoup manger la tête de porc, qu'ils considèrent comme un symbole d'amitié prospère en raison d'une très ancienne légende qui raconte qu'un village était déchiré entre deux clans, vivant dans la misère et déclinant de jour en jour, jusqu'au 29ème jour du 12ème mois lunaire où un vieil homme Pumi tua un cochon sauvage à l'aide d'une pointe de bambou. Il le fit rôtir sur le feu et fit bouillir la tête et la partagea avec ses voisins ; aussitôt toute haine disparût entre les deux clans et le village retrouva sa prospérité.
A chaque nouvel an, chaque famille fait donc bouillir une tête de cochon en signe de réunion des personnes séparées.

Les Lisu vivent en haute montagne. Ils privilégient le maïs, le sarrasin, la pomme de terre, et le sorgho. Les légumes qu'ils mangent sont le bokchoi (une variété de chou chinois), le petit chou chinois et le taro dont ils sont particulièrement friands. Ils font surtout bouillir leurs aliments. Lors de la préparation des repas, ils font d'abord cuire les céréales dans trois eaux puis lorsque les céréales sont cuites, ils ajoutent les légumes et poursuivent la cuisson jusqu'à ce qu'ils soient tendres.
La maîtresse de maison sert alors à tout le monde un grand bol de ce plat.
En dehors des légumes, il y a aussi des plats de viande, d'oeufs ou de poisson.
Les jours de fête ou de mariage, on tue un cochon, on grille ses poils sur le feu, on le gratte et on l'ouvre. Toute la famille et les invités s'installe près du feu et l'on se partage différents morceaux de viande que l'on fait rôtir après qu'ils aient été coupés et salés par le maître des lieux. Les morceaux restants seront cuits à la casserole et mangés plus tard.

Les Lahu ont coutume de manger cru et cuit. Ils mangent des plantes sauvages crues, et font cuire des viandes et des racines, ainsi que des plantes sauvages et du maïs.
Les plats cuits sont le plus souvent rôtis ou bouillis. Pour la cuisson des repas, ils n'ont pas de wok ni de cuiseur vapeur, c'est donc dans de fins tubes de bambou qu'ils font cuire les céréales ou les légumes.
Ils placent l'aliment à cuire dans le tube de bambou, ajoutent un peu d'eau, et le ferment avec des feuilles.
Ils tiennent les tubes de bambou au dessus du feu et, au moment de manger, il leur suffit de couper le bambou pour l'ouvrir.
Pour cuire les plantes sauvages ou la viande, ils utilisent également les tubes de bambou, mais cette fois, ils n'ajoutent pas d'eau.
Au moment du repas, ils s'asseoient sur le sol, utilisent des feuilles de plantain comme bol, et mangent à l'aide de baguettes de bambou.

Les Oroqen accordent une place essentielle à la viande de différents animaux ; ils ont coutume de manger aussi bien des oiseaux que des poissons.
Ils mangent le foie et les rognons bouillis, rôtis ou crus, mais les préfèrent généralement bouillis.
Ils font cuire plusieurs morceaux dans l'eau et chacun retire un morceau en utilisant un couteau et le trempe dans une sauce salée avant de le manger.
De nos jours, ils cultivent également des légumes et céréales qui sont devenus des aliments prépondérants dans leur alimentation.


Les Hezhen, qui vivent dans la région de Heilongjiang, avaient coutume de manger beaucoup de poisson et de viande, mais aujourd'hui, la place la plus importante est accordée au millet et à la farine de blé.
Ils ont une façon de manger le poisson assez particulière : après avoir tué le poisson, ils ôtent la chair des arêtes en grattant le poisson entre deux pierres, et la mélangent avec des morceaux de patate douce bouillie ou des germes de haricots mungo, additionnés d'amidon de haricots ou de patate douce, ou de vermicelles de soja.
Ils cuisinent également le poisson en sauté, "ta si gen", en commençant par le vider, le faire bouillir avant de le débarrasser des arêtes et de la peau, puis la cuisson est achevée en sauté avec ajout d'aromates.
Enfin, le poisson peut également être rôti, portant alors le nom de "shao lu" : le poisson est vidé, coupé, salé et rôti sur le feu. Pendant la cuisson on fait tomber les écailles, la chair devient délicieuse, et la saveur de la peau du poisson est encore meilleure.

Traduit et adapté du chinois, texte original sur asiancyber.com Lire la suite »

 
Créez votre blog sur l'Asie !Blog gratuit et illimité réalisé via Chine Informations.